mercredi 17 janvier 2018

Magnus Chase et les Dieux d'Asgard, tome 1 : L'épée de l'été, Rick Riordan.


Magnus Chase et les Dieux d'Asgard, tome 1 : L'épée de l'été, Rick Riordan.

Nombre de pages : 544.
Editeur : Le livre de poche

Langue : Français.

"Le jour où Magnus Chase apprend qu’il est le fils d’un dieu nordique, le moins que l’on puisse dire c’est qu’il est plutôt surpris ! Il semblerait que les dieux d’Asgard se préparent à entrer en guerre. Or c’est lui, Magnus, qui doit empêcher la fin du monde en mettant la main sur une épée disparue il y a des milliers d’années ! Comme si tout cela ne suffisait pas, voilà qu’un géant de flammes attaque la ville, forçant Magnus à choisir entre sa vie et celle de milliers d’innocents. Mais, pour un demi-dieu, qu’est-ce que la mort sinon le début d’une nouvelle vie ? Magnus se réveille à l’Hôtel Wallhala, le paradis des guerriers : sa première grande aventure peut commencer."

Hello!
On se retrouve aujourd’hui pour la chronique d’un livre qui frôle le coup de coeur, je ne m’y attendais absolument pas! Certes, j’ai beaucoup aimé les Percy Jackson, mais j’ai souvent du mal avec les livres étiquetés “sfff”, j’ai du mal avec la magie, etc. Mais Rick Riordan me fait aimer la magie, me faire limite croire en cette dernière !

Dans ce livre, nous rencontrons Magnus Chase, un jeune “orphelin” SDF, qui fête son anniversaire dès le début : il a seize ans. Et de nombreuses personnes qu’il ne connait pas attendaient patiemment ce jour, pour… s’occuper de lui. Il est mêlé à une histoire de Dieux, de fin du monde mais… il n’est absolument pas au courant de tout ça! Tout ce qu’il sait, lui, c’est qu’il a dû fuir son chez lui parce que l’appartement se retrouvait envahi de loups comme par magie et sa mère s’est sacrifié pour lui. C’est d’ailleurs pour ça qu’il se retrouve à la rue, où il y fait la rencontre de Blitz et Hearth, ses deux amis. Qu’il pensait humain, comme lui… Il se croit humain, oui, avant que tout s’enchaîne. On peut dire qu’il a bien fêter son seizième anniversaire, il s’en souviendra toute sa vie… ou plutôt toute sa vie de mort. Ce n’est pas un spoil, on apprends cela dès le premier chapitre. Et non, ce n’est pas un zombie, mais oui, il vit tout de même, même après sa mort. Intriguant ? Je vous laisse lire ce livre..
C’est un personnage que j’ai particulièrement aimé. Déjà, parce que bon, il s’appelle Magnus, et l’auteur le dit lui même : il a emprunté ce prénom à Cassandra Clare. Et si vous me connaissez, vous savez que Magnus Bane fait parti de mes personnages coups de coeur, tous univers confondus. Donc vive les Magnus ! Ensuite, parce que c’est un personnage ni trop mature, ni pas assez. Il fait son âge. Il est adorable, un peu paumé, mais c’est compréhensible. Il aime ses amis plus que tout, et est prêt à tout pour eux, et c’est tellement beau à voir. On a envie de le prendre dans nos bras, parfois, il est attendrissant, touchant. Mon coup de coeur numéro un. (oui il y en a d’autres.)

Et donc, il y a énormément de personnages secondaires. Qui sont limite des personnages principaux, pour moi, mais puisque Magnus est seul sur la couverture, je préfère le considérer lui seul comme un personnage principal, mais bref. Tous les personnages qui vont suivre sont aussi importants et essentiels à l’histoire.
Il y a d’abord Blitz. Un jeune nain, lui aussi SDF (ou pas) qui soutient ses amis, qui a une passion pour la mode, les vêtements, et qui a le coeur sur la main. Il n’a pas un passé facile, il cache bien son jeu. Il m’a beaucoup touché, j’ai hâte de le voir évoluer.
Hearth, mon autre coup de coeur. Un elfe, pas tout à fait comme les autres. Il a un talent particulier. Lui aussi est SDF (ou pas) et veille sur Magnus. J’ai parfois doûté de ses sentiments, je l’ai shippé avec quelqu’un je l’avoue. Ce petit gars n’a pas un passé facile, lui non plus. Un elfe sourd, ça ne passe malheureusement pas pour sa famille. Heureusement pour lui, il a trouvé quelque chose à quoi se rattacher. C’est un personnage très fort, très attachant, je veux un bouquin entièrement sur lui. Je suis clairement sous le charme.
Sam, une Walkyrie (ange gardien si vous préférez, et encore, il faut lire le livre pour comprendre) qui n’est pas forcément apprécié par les autres, mais qui se bat. Un personnage très fort, très drôle aussi, touchant parfois. Troisième coup de coeur. Et moi aussi je veux être fille de Loki.
TJ, Mallory, Gunderson, X… Des personnages drôles, pas super présents mais tout de même essentiels, une vrai révélation à la fin pour l’un d’eux….
Et puis, il y a les Dieux, Loki, que j’ai adoré, il est tellement plus “badass” dans ce livre, comparé à celui des films… Badass mais drôle. Et bien trop classe. J’ai juste adoré ce personnage, j’aime les méchants qui sont assez manipulateurs et qui font semblants d’être gentils. J’ai hâte de le voir évoluer, lui aussi.
Mention spéciale pour Thor, qui m’a fait bien trop rire… Rien à voir avec celui des films, je vous préviens. Non non, celui ci manque une grande bataille pour regarder Games Of Thrones. Grand accro aux séries, il les regarde grâce à son marteau… Et j’en rigole encore !
Il y en a d’autres, je vous laisse les découvrir.

C’est un univers complet, extrêmement bien travaillé. On pourrait croire qu’avec tout ce que Rick Riordan écrit, il y a au moins un univers de “trop”, pas assez approfondi, ou je ne sais quoi, mais absolument pas. Cet auteur va au bout des choses, il se renseigne, il fait des personnages intéressants, eux aussi travaillés, pas de sexisme, les filles sont aussi fortes voire plus fortes que les mecs dans ce bouquin. Habituellement les filles ne servent qu’à être un “love interest” pour le personnage principal masculin, ça change ! (non je ne vise aucun auteur)

Ce n’est pas lent, ce n’est pas trop rapide, c’est juste ce qu’il faut. On a le temps de s’attacher à énormément de personnages, il les place bien dans le récit, il y a des rebondissements, même à la fin, et l’auteur n’hésite pas à tuer certains de ses personnages.
La plume de Rick Riordan n’est pas poétique, mais elle est fluide, addictive. J’ai déjà envie de me ruer sur le tome deux, qui n’est pas sorti en poche.

Le seul point négatif, pour moi, c’est le nombre de mondes, et leurs noms. Alors oui, je suis d’accord, un monde pour chaque “espèce”, mais euh… J’ai déjà dû retenir le nom des personnages, des armes, des différentes spécialités, métiers, alors faut pas me mettre des noms compliqués pour neuf mondes ! Je me repairais quand même grâce aux petites notes, à la fin, mais voilà.

En bref, un excellent roman, de l’humour, de la diversité, de l’amitié, beaucoup. D’ailleurs, les histoires d’amour sont en arrière plan, Magnus ne tombe pas amoureux et ça fait du bien ! Les héros n’ont pas besoin d’être en couple pour être intéressants. Des personnages attachants, un auteur que j’aime beaucoup.. J’ai mis un peu de temps à le lire, mais je le savourais. Un presque coup de coeur, je lui donne la note de 4,5/5 et je vous le recommande !

samedi 13 janvier 2018

Tocqueville, vers un nouveau monde, Kévin Bazot, Alexis de Tocqueville.


Tocqueville, vers un nouveau monde, Kévin Bazot, Alexis de Tocqueville.

Nombre de pages : 105.
Editeur : Casterman

Langue : Français.

"Eté 1831. Alexis de Tocqueville et Gustave de Beaumont, deux aristocrates français en visite aux Etats-Unis, entreprennent un voyage au coeur de la région des Grands Lacs, en quête de l'extrême limite de la civilisation occidentale. 
Entre le peuple indien en voie de disparition et l'avancée de l'homme blanc à travers le Nouveau Monde, des forêts sauvages à l'urbanisation intense, ils nous dressent au fil de leur parcours un portrait de l'Amérique des pionniers. 
Bien connu pour son ouvrage de philosophie politique De la démocratie en Amérique, Alexis de Tocqueville apparaît dans ce récit (inspiré de son propre carnet de voyage) comme un jeune homme idéaliste, en quête d'infini et de nature vierge, comme si le héros d'Into the wild vivait les aventures du Dernier des Mohicans."



Hey ! On se retrouve aujourd'hui pour la chronique d'une BD, ce qui est très très rare. Je tente, je sais que mes chroniques ne seront pas aussi longues que pour les romans, mais je voulais vraiment vous partager cette lecture.

Ici, nous retrouvons deux jeunes Français, Alexis de Tocqueville et Gustave de Baumont, qui "décident" d'aller pendant une année entière aux Etats-Unis. Dans la BD, ils s'aventurent rapidement vers la frontière, c'est leur but principal à vrai dire, mais dans la vraie vie, puisque oui c'est tiré de faits réels, ils s'aventurent seulement à la fin de leur séjour, à la recherche des Indiens.

Dans ce récit, on voit leur mentalité qui évolue. En effet, au tout début, les Indiens ne sont pour eux que des sauvages, des bêtes sauvages, et ils veulent les voir, l'un d'eux souhaitant les dessiner. Ils qualifient les Indiens de “loups”. Au fur et à mesure, ils découvrent que les Américains sont loin d'être les gentils. Qu'ils traitent les Indiens comme s'ils étaient inférieurs à eux. Qu'ils les traitent vraiment comme des animaux, voir pire. C'est d'ailleurs horrible à voir, et même si je savais que les Indiens n'avaient pas eu la vie facile, je n'imaginais pas que les Américains avaient été aussi durs avec eux, j'ai ouvert les yeux. Alexis et Gustave changent d'avis, ils remarquent que les Indiens ne sont pas méchants, et qu'il y a bien des “Blancs” qui vivent avec eux sans se faire tuer ou je ne sais quoi de terrible.

Je n'ai pas lu l'oeuvre originale mais je compte bien le faire. Mais cette bande dessinée reste complète, même s'il y a bien évidemment des passages sous silence. Il y a certaines planches sans aucune parole, il faut seulement admirer le paysage, et j'ai adoré cela, puisqu'on se plonge réellement dans l'univers : les deux héros ont le souffle coupé face aux paysages très beaux, et pas encore détruits.

Les dessins sont sublimes, il y a des jeux de couleur. La nuit, le bleu, le noir, règnent. Au coucher du soleil, ou lorsqu'il y a le feu, le brun, l'orangé, le saumon parfois, prennent place. Pour montrer la méchanceté, la tristesse, il y a le gris bleuté et le noir. Pour les paysages, en forêt, un sublime vert. J'ai tout simplement adoré tourner les pages, et être surprise.

J'ai aussi beaucoup aimé qu'il y ait des extraits de l'oeuvre original, comme légendes, avec des croquis à la fin de la bande dessinée. Même les croquis m'ont fasciné à vrai dire.


En bref, une BD très belle, criante de vérité, qui peut faire ouvrir les yeux. Il n'y a pas de sang alors je pense que les enfants peuvent y jeter un coup d'oeil, et les parents pourraient leur expliquer ce qu'il s'est passé, un peu d'Histoire ne fait pas de mal, et puis, les morales sont belles, puisqu'on nous fait comprendre que la haine est quelque chose d'idiot. C'est une bande dessinée que j'ai un peu pris au hasard, mais je n'en suis pas déçue, et je vous la recommande. Je lui donne 4/5.

samedi 6 janvier 2018

The first love melt in ultramarine, Yuki Ringo.


The first love melt in ultramarine, Yuki Ringo.

Nombre de pages : 176.
Editeur : Taifu Comics

Langue : Français.

"Suite à une grave blessure à l'épaule, Kengo se voit contraint d'arrêter le Baseball. Alors qu'il est totalement déprimé et perdu depuis la perte de sa passion, il fait la rencontre d'un étrange élève dans la salle de musique de son lycée. Yoshioka est en fait un camarade de classe de Kengo, mais pour une mystérieuse raison, il ne suit plus les cours depuis un an. La musique semble être sa seule échappatoire face aux démons de son passé. De son côté, Kengo ne peut rester impassible et décide de rester près de lui. Une lueur d'espoir vient d'apparaître... Découvrez une histoire d'amitié bouleversante qui aborde le thème du harcèlement scolaire."

Hello !

On se retrouve aujourd'hui pour la chronique de mon dernier livre lu en 2017, qui était donc un YAOI !

Si vous ne le savez toujours pas, je suis une grande fan de Yaoi, et un Boys Love qui parle d'harcèlement scolaire m'a de suite fait de l'oeil. Parce que oui, dans les mangas de ce genre, on en parle mais ça reste totalement survolé. C'est surtout du harcèlement, de l'homophobie, mais on fait passer cela pour quelque chose de normal, pas là, et ça fait du bien.

Nous rencontrons Kengo, jeune homme passionné de Baseball, très doué. Malheureusement pour lui, un jour, il force trop et se blesse. Enfin, malheureusement, oui et non. Il ne peut pas jouer, mais c'est grâce à ces heures de libre qu'il rencontre Yoshioka. C'est un personnage assez bien construit, qui change des stéréotypes dans les Yaoi, qui se pose certes quelques questions, mais qui ne s'attarde pas sur celles-ci. Il n'est pas du genre à se demander encore et encore pourquoi trouve-t-il ce garçon trop craquant alors qu'il est hétéro, ou pourquoi a-t-il envie de l'embrasser. Juste quelques fois, alors que dans beaucoup de Yaoi c'est tout le long de l'histoire. C'est un garçon très attachant, qui pense au bien être et à la sécurité de Yoshioka avant tout, qui l'aide à avancer, et c'est tellement beau à voir.

Et puis, il y a Yoshioka, un jeune garçon, à peine plus vieux que Kengo, passionné de musique. C'est cette dernière qui l'aide à se relever après les mauvaises choses qui lui arrivent. Il s'évade grâce à elle, fuit ses démons comme cela. Je me suis beaucoup reconnue grâce à cette passion pour la musique, cette dernière m'est essentielle. J'en ai réellement besoin, et j'ai l'impression que c'est pareil pour Yoshioka. Ce dernier s'est fait harcelé, et il ne suit plus les cours depuis un an, il ne vient dans l'établissement seulement pour être en salle de musique. Encore une fois, je me suis reconnue dans ce personnage, parce que j'ai moi aussi subi du harcèlement. Beaucoup moins grave, ca n'a pas été aussi loin, mais j'ai une phobie sociale à cause de ça. Et j'ai un peu eu l'impression qu'il avait cette phobie, lui aussi, sans que ce soit marquer dans le livre. C'est un personnage très fort, très touchant, qui a été un véritable coup de coeur. Je vous invite à lire ce livre seulement pour découvrir ce personnage, qui change lui aussi des stéréotypes.

L'histoire est très touchante, il y a un moment où j'ai lâché ma petite larme. En effet, je ne dirais pas qui pour ne pas spoiler, mais un personnage se révèle asexuel, sans envie de sexe. Et si vous saviez à quel point c'est dur de trouver des personnages asexuels dans les bouquins traduits en Français ! On ne se sent pas représenté. Et là... si. C'était juste incroyable lorsque j'ai lu cette partie. Ca m'a redonné espoir. J'aimerai tant remercié la mangaka pour cela.

Parlons aussi d'une chose qui fâche : le viol romantisé. Effectivement, les viols sont souvent romantisés dans les Yaoi, c'est malheureux à dire mais c'est le cas, mais pas là. Le viol est un viol. Les attouchements sexuels sont des attouchements sexuels. Les bourreaux sont les méchants et les gens stupides. La victime est la victime. Et la reconstruction est difficile. Encore une fois, j'aimerai tant pouvoir remercier la mangaka pour cela.

Les dessins sont sublimes j'ai même envie de dire poétiques. Tout en légèreté, magnifique.

En bref, un excellent Yaoi qui casse les codes, les stéréotypes. Une mangaka que je vais désormais suivre de près. Une histoire d'amour belle et forte, clairement pas niaise, et une très belle morale, qui redonne de l'espoir. Je lui donne la note de 4/5.

mercredi 3 janvier 2018

TAG : ADIEU 2017.



Hello hello !

Tout d'abord, je vous souhaite, comme tout le monde, une excellente année 2018, en espérant qu'elle sera riche en émotions, rencontres, etc. Que vous serez heureux. Et je vous souhaite bien évidemment d'excellentes lectures, beaucoup de coups de coeur !
J'espère aussi que cette fin d'année s'est bien passée pour vous, que les fêtes n'ont pas terminés en catastrophes, et si c'est le cas, j'en suis désolée pour vous, dites vous qu'elles se dérouleront mieux cette année ! La positive attitude comme dirait Lorie.

Enfin, passons au TAG, maintenant. Je pense faire ce dernier chaque année, au lieu de faire un bilan assez simple. Merci à PKJ pour ces tags !

1) vos trois meilleures lectures de l'année.

Il y a deux de mes premières lectures de l'année : Borderline, le tome 1 d'AurElisa Mathilde, ainsi qu'Après la pluie de Rohan Lockhart qui ont été d'énormes coups de coeur, et le tome 3 des Loups de Riverdance : Logan de H.V Gavriel, que j'ai lu peu après mon déménagement, lorsque je n'avais pas encore Internet, qui a été une véritable bouffée d'air.
    
               


2) vos trois plus grandes déceptions.

Alors, vous vous en doutez, à la première position, on retrouve Sam et le(s) garçon(s) de L. Philips. J'attendais tellement de ce bouquin, et j'ai fini avec quelque chose bourré de clichés, qui m'a fait perdre un mois. Mes autres déceptions ne sont rien comparées à celle ci haha ! J'ai aussi été un peu déçu par Le coeur en Balance, de Marie Sexton, même si j'adore cette auteure. L'histoire tournait trop autour de scènes sexuelles. Et en dernier, un YAOI où le consentement n'est abordé, demandé, c'est FAN de Nase Yamato. Heureusement, les traits de crayon sont superbes, mais ça ne rattrape pas cela.


         

3) le meilleur roman PKJ lu cette année.


C'est sûrement Celle dont j'ai toujours rêvé de Meredith Russo, qui n'a pas été un coup de coeur mais une excellente lecture. Et bien évidemment, j'ai re-re-relu la saga The Mortal Instruments, de Cassandra Clare.

                                          

4) le livre que vous attendiez le plus en 2017.
Alors, même si je ne l'ai pas encore lu, je dirais Le tome 4 des Loups de Riverdance : Elijah, de H.V. Gavriel. Je l'ai précommandé, et c'est très rare que je précommande des livres ! 

                                                

5) la meilleure suite.
Je n'en parle jamais sur mon blog, ou même en général, mais j'ai adoré la saga Grégor, de Suzanne Collins. Ca peut paraître très jeunesse, mais non. Il y a du sang, des morts... Et je suis triste que ce soit terminé.

                                               

6) le premier livre lu en 2017.
C'était le tome 1 de Borderline, d'AurElisa Mathilde. Oui, j'ai débuté l'année avec un coup de coeur !
                                                 

7) le dernier livre lu en 2017.
The first love melt in ultramarine de Yuki Ringo, la chronique arrivera samedi sur le blog !
                                                 

8) le livre dont vous avez le plus entendu parler (lu ou non).
Soit les livres de Sarah J. Maas, ou alors le dernier livre de John Green.

9) la maison d'édition la plus lue.
Ca se joue entre MxM Bookmark, Milady, ainsi que Pocket Jeunesse.
10) un roman qui vous a particulièrement ému.
C'est un roman très court, mais tellement touchant ! Il s'agit de Just Breathe de Manhon Tutin, que j'ai lu en fin d'année.
                                                   

11) un roman que vous avez beaucoup conseillé.
Comme chaque année, j'ai conseillé Suicide Watch (la rencontre du dernier espoir en VF) de Kelley York, et The Mortal Instruments, de Cassandra Clare.
   

12) votre "auteur de l'année".
Kelley York, encore et encore, ainsi que Lily Haime.

13) votre meilleur souvenir lié aux livres.
Chaque année, ma ville organise un salon du livre spécial BD. Je m'y suis donc rendu, et j'ai pu rencontrer quelques illustrateurs et auteurs. J'ai gagné quatre BDs, et mon frère a pu discuter dessins. C'était vraiment un excellent moment.
14) le livre avec la plus belle couverture.
Je craque souvent sur les couvertures, mais j'ai un coup de coeur sur les couvertures de MxM Bookmark. En particulier Mon plus beau rêve de Lily Haime, ainsi que Le poids de l'Océan d'Heidi Cullinan.

15) le livre que vous attendez le plus en 2018.
Je n'ai plus le nom du livre, mais la collaboration entre Becky Albertalli et Adam Silvera. J'ai hâte !

Et voilà ! Un petit tag bien sympa qui sert de bilan. Encore merci PKJ pour le tag!





















samedi 16 décembre 2017

K-Love, Sky Muglach.



K-Love, Sky Muglach.

Nombre de pages : 215.
Editeur : Rivages

Langue : Français.

"Séoul, aujourd'hui. Adolescent à l'allure androgyne, Tokki fuit le foyer familial en raison de la violence de son père, médecin. Seul et abandonné à son sort, ce garçon séduisant fréquente alors les rues mal famées et tombe dans la drogue, nouant une relation ambiguë avec un dealer, Min. Mais la vie décadente de Tokki est un jour bouleversée par l'irruption d'un véritable ange gardien, Han. L'amitié entre les deux jeunes hommes tournera à la passion. Jusqu'à que Han resurgisse...
Hommage sincère au "yaoi", K-Love reprend tous les codes du manga sentimental sous la forme d'un vrai roman, dont certains fragments publiés sur le Net ont été plébiscités par les internautes. A la fois chronique sociale réaliste et grande histoire d'amour sans tabou, cette romance parfois crue est une œuvre universelle et poignante."

Hello,

on se retrouve aujourd'hui pour une chronique qui risque d'être un peu brouillon, sachant que ce livre m'a provoqué un tas de réactions, de sentiments différents se sont mêlés, et je pense que c'est le but de l'auteur. Merci à la ME pour ce service presse/

Ici, nous rencontrons Tokki, un jeune adolescent d'une quinzaine d'années, qui se prends souvent, tous les jours des coups, son père étant un homme violent (qu'avec lui). Son frère est le préféré de la famille, celui qui a de bonnes notes, des coupes, qui fait différents sports, qui est vu comme le fils parfait. Et sa mère... Elle ne réagit pas vraiment face à la violence de son mari, il y a peut-être une raison, qu'on apprends au fil du récit, mais quand même. Tokki se retrouve donc seul contre tous, et décide de fuir, de fuguer, mais en les prévenant. Ils n'ont pas leur mot à dire, puisqu'un médecin ne voudrait pas que la ville soit au courant qu'il frappe son enfant, n'est-ce pas ? On suit ensuite Tokki dans ses péripéties, ce dernier tombant dans le cercle vicieux de la drogue, grâce à sa voisine de pallier. On le voit devenir accro, à la drogue, à son dealer. On le voit tomber de plus en plus bas, se relever, retomber encore plus bas. C'est un personnage très fort, qui a un certain caractère, enfin, il se le forge au fur et à mesure des années, de sa vie en tant qu'oiseau libre. Ses rencontres l'aident aussi à avancer, ou plutôt à tomber, mais on le voit grandir. Je l'ai trouvé assez égoïste parfois, à la limite du supportable, mais il reste malgré tout un personnage coup de coeur, grâce à sa force.

Il y a aussi Min, le dealer. C'est un jeune homme à peine plus âgé que Tokki, qui fait le gros dur mais qui prends malgré tout Tokki sous son aile, à sa façon. Au tout début, j'ai détesté ce personnage, puisque je l'ai vu comme un gros cliché sur pattes et que je déteste cela. Mais nous apprenons à le connaître au fil de l'histoire, et j'ai l'impression que plus je tournais les pages et plus je l'appréciais. Il a une histoire compliquée, un passé dur, et on comprends pourquoi il est assez froid et distant avec tout le monde. Il a frôlé lui aussi le coup de coeur, mais Tokki reste le premier dans mon coeur. C'est un personnage loin des clichés, je trouve, même si, bon, le caractère... C'est un peu le caractère de tous les dealers dans les films. Il peut être très mignon aussi, et il a tout mon respect pour... quelque chose dont je ne peux pas parler. Il est incroyable et même s'il ne le montre pas, il est attaché à Tokki, et pas comme un frère.

Et puis, il y a Han. Il est décrit comme l'ange gardien sur la quatrième de couverture, mais je n'ai pas accroché à ce personnage. C'est une bonne personne, qui aide Tokki, qui le sort des embrouilles, de ses pensées malsaines aussi, qui l'aide à avancer, mais j'ai eu l'impression qu'il profitait de lui. Enfin, Tokki est du genre profiteur aussi, et puis, c'est un métier (haha il faut lire le livre pour comprendre) mais... quand on est décrit comme un ange, on se doit d'être irréprochable. Il méritait parfois quelques claques aussi, parce qu'il ne voit pas le mal qui peut faire à Tokki, en se faisant passer pour une victime. Tokki étant déjà bien assez mal dans sa peau, dans sa tête. Il reste quand même un personnage bien travaillé, qui peut être attachant, je suppose. 

Il y a bien évidemment d'autres personnages, par exemple les parents de Tokki, son frère, sa voisine de pallier, Lydo, mais je vous laisse les découvrir en lisant ce livre.

C'est une histoire très particulière, à ne pas mettre entre toutes les mains. Il y a de la violence, des pensées suicidaires, de la prostitution aussi, du sang... Mais ça reste très beau, je trouve. Ce n'est clairement pas un livre doudou, c'est plutôt un livre dur, mais il y a quand même un certain sentiment d'espoir qui se dégage lorsqu'on referme ce livre. C'est un hommage au Yaoi, mais... Je n'ai jamais lu de Yaoi aussi intense et je me suis vite éloigné de cette idée du Yaoi du coup. Je suis d'accord pour dire qu'il y a tous les codes, mais c'est tellement bien écrit que je me suis détachée de cette idée. Je ne dis pas que les Yaoi sont mal écrit, loin de là, mais je n'en ai jamais lu d'aussi dur, beau, poétique, intense.

La plume de l'auteure est incroyable. J'en suis tombée amoureuse pour être honnête. C'est très poétique, les émotions sont tellement bien décrites que je les ai ressenti, le triangle amoureux, ce que je déteste le plus dans la littérature habituellement, ne m'a pas insupporté puisque je n'ai même pas compris que c'était un triangle amoureux, les relations sont très ambiguës, grâce à son écriture. J'ai tout simplement adoré et je veux lire d'autres ouvrages de l'auteure ! 

En bref, c'est un livre incroyable, une histoire très originale, qui fait vivre un tas d'émotions, on s'attache rapidement au personnage principal, on aime le détester parfois, j'ai adoré l'engueuler mentalement. La plume de l'auteure est un plus pour le livre, c'est agréable, addictif, je n'avais pas envie de poser ce bouquin, et en même temps, je souhaitais le savourer. Comme je l'ai dis plus haut, ce n'est pas un livre à mettre dans les mains de jeunes adolescents (12-14 ans) mais je le recommande aux autres. Préparez vous à plonger dans quelque chose d'addictif et qu'on ne voit pas souvent, et préparez vous à tomber en amour pour la plume de l'auteure !
Je lui donne la note de 4,5/5, je pense que j'aurais donné 5/5 si j'avais accroché au personnage d'Han.

PS : Vive la Franche-Comté, le 25 ! (oui, j'étais obligée...)

mercredi 13 décembre 2017

La véritable histoire de Noël, Marko Leino.



La véritable histoire de Noël, Marko Leino.

Nombre de pages : 329.
Editeur : Michel Lafon Poche

Langue : Français.

"Au cœur de la Laponie, le pays des neiges éternelles, le jeune orphelin Nicolas est recueilli par les habitants de son village. Mais ils sont tous trop pauvres pour pouvoir l'adopter. Le Conseil des Anciens prend alors une décision inédite : chaque année, le garçon sera pris en charge par une famille différente, et il en changera le jour de Noël. 
Avec une étincelle d'espoir et de joie de vivre, Nicolas décide de se consacrer à sa passion : fabriquer des jouets. Le garçon va ainsi raviver l'émerveillement dans cette région glacée. Et pourrait bien être à l'origine d'une des plus belles légendes. "

Hello,

eh oui, je ne suis toujours pas en panne de lecture, Sam et le(s) garçon(s) ne m’aura pas héhéhé. On se retrouve aujourd’hui pour la chronique d’un livre que je devais lire doucement. Un chapitre par jour, pour faire comme un calendrier de l'avent. Sauf que… Je n’ai pas tenu. Je suis quelqu’un d’impatient, et je voulais connaître le fin mot de l’histoire!

Au début, nous rencontrons Nicolas, un jeune orphelin, depuis peu d’ailleurs. Ce jeune garçon doit reconstruire sa vie, alors qu’il n’a que 5 ans. Il se retrouve seul, perdu, et bien évidemment triste. Lorsqu’on lui annonce qu’il va devoir changer de famille chaque Noël, il accepte son destin, mais reste très renfermé sur lui-même, il est solitaire, et a plutôt l’impression de déranger les autres. C’est LE personnage principal du livre, et je m’y suis énormément attachée. Il peut paraître égoïste parfois, je l’avoue oui, mais il est tellement attendrissant, et il tente de se protéger à sa façon. Qui ne s’est pas un jour dit “je ne laisse plus personne m’approcher” pour ne pas s’attacher et finir par perdre cette personne? Je le comprends totalement pour le coup. Et puis, c’est un personnage très fort, qui ne baisse pas les bras, qui a une passion (la confection des jouets) et qui cherche à s’améliorer encore et encore. Il adore faire plaisir aux autres, aussi, il pense plus aux autres qu’à lui et surtout aux enfants, et c’est beau à lire.

Ensuite, il y a Eemeli, celui qui devient le meilleur ami, le frère de coeur de Nicolas. Ce personnage est aussi très attachant, mais.. il y a quelques moments où j’avais envie de le faire taire, je le trouve bien plus égoïste que Nicolas. Malgré tout, c’est un personnage essentiel à l’histoire, qui a une très grande place, que ce soit dans le récit ou dans le coeur de Nicolas, et leur amitié fait rêver. Elle fait pleurer, aussi!

Iisakki, le bourru qui cherche à faire peur aux enfants. Je savais bien, des le début de l’histoire, que cela cachait un passé sombre et dur, et qu’au fond il avait un petit coeur. J’ai eu un véritable coup de coeur pour ce personnage, qui est lui aussi très fort, attendrissant, attachant, et qui se bat lui aussi. Il est très seul, solitaire mais aussi seul contre sa volonté, et c’est très triste. La relation qui se développe entre Nicolas et lui est magnifique, et très touchante.

Il y a les parents de Nicolas, et Aada, sa petite soeur, qu’il a finalement très peu connu, mais qu’on continue à voir au fil du récit parce qu’ils ont une place très importante, eux aussi, bien évidemment.

Une autre Aada, dont je ne peux pas trop parlé au niveau des relations, des liens, sinon ce serait du spoil, mais c’est un personnage qui m’a beaucoup plu, drôle mais touchante, qui a une envie de bien faire, et qui pense elle aussi aux autres.

C’est une histoire très touchante, qui est assez longue parce qu’on suit toute la vie de Nicolas, de 5 ans à l’âge d’un vieillard. On le voit grandir, s’épanouir, fuir les relations, tomber, se relever… On le voit vivre. Et aimer de plus en plus la fabrication des jouets, en faire sa passion…

J’ai du mal à en parler, je fais cette chronique tout de suite après avoir terminé le livre, et il m’a tellement touché, la fin m’a fait pleurer mais m’a laissé un petit arrière goût de mystère non résolu, et je pense que ça peut être compréhensible en relisant le livre, alors peut-être qu’en janvier, je le relirai pour mieux comprendre.

Le seul point négatif, mais c’est très personnel, c’est le fait que la mort est très présente dans ce livre, et que ce n’est pas forcément quelque chose dont je veux entendre parler en ce moment, ayant un petit coup au moral. C’est donc personnel, et je pense que ça ne dérangera pas forcément d’autres personnes. Je tiens juste à signaler que c’est loin d’être un livre “doudou”.

En bref, une lecture très agréable, addictive, la plume de l’auteur est sublime et l’histoire est très bien travaillé, le récit du récit -vous comprendrez en lisant le livre- ne m’a même pas paru être une simple histoire racontée. J’étais vraiment dedans, et je ne verrais plus jamais Noël de la même façon, je pense que ce livre m’a redonné espoir, un peu de magie de Noël, ce qui me manquait ces dernières années. Les personnages sont tous très attachants, et même s’ils sont nombreux et qu’ils ont des prénoms peu communs, on ne se mélange pas les pinceaux. Ce livre a frôlé le coup de coeur, je lui donne la note de 4,5/5.

samedi 9 décembre 2017

Real Account : tome 1, OKUSHÔ,‎ Shizumu WATANABE.



Real Account : tome 1,  OKUSHÔ,‎ Shizumu WATANABE.

Nombre de pages : 192.
Editeur : Kurokawa

Langue : Français.

"Quand les réseaux sociaux prennent le contrôle de votre destin ! Avec Real Account, vous ne pourrez plus tricher sans le payer de votre vie !
Au-delà d'Internet, il y a Real Account, aka ReA. Le Japon entier ne jure plus que par ce réseau social qui rythme l'existence de chaque habitant de l'archipel.
Ataru Kashiwagi n'échappe pas à la règle, et ReA lui a permis de s'inventer une vie en ligne sans rapport avec la réalité. Une double identité qu'il gère sans problème jusqu'à ce qu'il se retrouve pris en otage par le réseau. Il n'est pas le seul: 10 000 personnes sont ainsi prisonnières de ReA et de sa mascotte. Et cette dernière a mis au point un jeu qui laisse peu de chances de survie aux participants.
Que le massacre commence ..."

Hello,

on se retrouve pour une chronique express, un manga que j'ai lu il y a quelques temps déjà ! 

Je l'avais découvert grâce à un petit extrait trouvé chez mon libraire. J'avais beaucoup aimé, mais je ne sais trop pourquoi, je n'ai pas osé me lancer. Sans doute par peur que ce manga soit un peu trop sanglant? Je ne sais pas, mais dans l'extrait, il y avait un moment assez... moche à voir, sanglant, et j'avais fais la grimace. J'ai finalement sauté le pas ! Et... Je ne comprends vraiment pas pourquoi je ne l'ai pas acheté plus tôt, j'ai adoré!

C'est l'histoire de Ataru Kashiwagi, un jeune homme souvent scotché à son téléphone. Il y a un réseau social connu et aimé de tous les Japonais, tous ses amis lui en parlent, mais il dit qu'il ne le connait pas. Il se cache. Pourquoi ? Eh bien parce que sur ce fameux réseau social, il s'invente une vie. Une double vie, beaucoup plus fun, cool que sa vie réelle, on ne va pas se mentir. Malheureusement, l'addiction prenant encore plus d'ampleur, la "mascotte" de ce réseau social met en place un jeu : 10000 personnes se retrouvent kidnappées, prisonnières de Real Account. Et cette mascotte est sadique. Les jeux, les énigmes s'enchaînent, il n'a pas peur des morts. Bien au contraire, la mascotte cherche la mort, s'entoure de la mort. Il y a donc très peu de chance de survie pour les participants. Et devinez quoi? Ataru en fait parti, malheureusement pour lui.

J'ai trouvé ce manga vraiment bien, l'idée est amené parfaitement, sans trop de clichés. Ce livre dénonce les réseaux sociaux, l'addiction des réseaux sociaux. Il y a encore quelques mois, j'y étais complètement accro, je m'en suis un peu éloignée, mais je sais que beaucoup ne passent pas une seule journée sans Facebook, ou même Twitter. Et c'est devenu "normal", de plus en plus courant. Un besoin de jeter un coup d'oeil sur Facebook, voir ce que font nos amis, les événements, s'il y a un anniversaire (ça c'est pratique !), de même sur Twitter. Je ne le blâme pas, mais c'est ce que ce livre dénonce. Parce que certes, c'est un peu poussé loin, assez fantaisiste, mais l'addiction est réelle. Et l'invention de vie aussi. Et puis, d'autres choses mais ce serait spoiler.

C'est intéressant de voir les réactions des personnes, à quel point un follower peut tenir à quelqu'un qu'il n'a jamais vu. À quel point on peut se cacher derrière des logiciels. À quel point on peut mentir sur sa vie.

En bref une très bonne lecture, je compte m'acheter le tome 2 des que possible. 5/5, je le recommande ! (Et il n'y a que deux ou trois scènes sanglantes!)