samedi 18 novembre 2017

FAN - Nase Yamato.



FAN - Nase Yamato.

Nombre de pages : 392.
Editeur : IDP HOME VIDEO (boy's love)

Langue : Français.

"Découvrez la relation inhabituelle dun fan et de son idole, et plongez sans attendre dans un tourbillon de péripéties et daventures à vous couper le souffle, menées tambour battant par deux personnages principaux incroyablement attachants et opiniâtres !

Yôhei Onoda est un lycéen banal qui vient juste de subir une déception amoureuse. En allumant la télévision, il tombe sur une publicité dans laquelle joue un jeune acteur de son âge encore peu connu, Satomi Mori. Cest le coup de foudre instantané ! Décidé à être son plus grand fan, Yôhei lui envoie régulièrement des lettres jusquau jour où il a la chance de rencontrer son idole, qui le reconnaît et le remercie de son soutien !
Les deux garçons entament alors une relation amicale, mais Satomi ne tarde pas à être de plus en plus populaire, et Yôhei, de son côté, voudrait être plus quun simple fan aux yeux de Satomi Entre célébrité montante et jalousie intempestive, Yôhei et Satomi pourront-ils surmonter les obstacles qui se dressent sur leur route ?"

Hello,

on se retrouve pour une chronique, évidemment, sur un manga pour une fois! 

Ici, nous rencontrons Yôhei Onoda, un jeune lycéen de 16 ans qui est totalement banal. Après s’être fait jeter, s’être littéralement pris un râteau par une fille il finit chez lui dépité, très mal. C’est alors qu’une publicité est diffusé sur sa télévision et que sa vie change du tout au tout, découvrant celui qui va devenir son idole.
Yôhei est un jeune homme assez intéressant de par sa manière de pensée, sa façon de protéger ceux qu’il aime, et sa façon d’être totalement dévoué. Lorsqu’il est passionné, il ne fait pas semblant. Quand il aim, il ne compte pas. Son idole devient la personne la plus importante de sa vie, et il est prêt à tout pour lui. La relation évolue, les sentiments évoluent, mais il reste toujours autant dévoué. C’est un personnage très attachant, que j’ai bien aimé, même s’il est parfois flippant en tant que stalker, et énervant, bien trop égoïste quelques fois.

Et puis il y a Satomi Mori, un jeune homme de 16 ans lui aussi qui débute tout juste dans le show business. Il fait des publicités, déguiser en un peu tout et n’importe quoi. Il n’a pas réellement de talent, excepté être adorablement mignon, mais il se bat, par rapport à sa vie d’avant. Il se venge à sa manière. En effet, il a dû arrêter l’école puisqu’il se faisait harceler battre, à cause de son nom mais aussi ses traits du visage, soit disant trop féminins au goût des autres. C’est un garçon plein de vie face au caméra, joueur, rieur, mais qui change totalement en dehors des tournages : il réfléchit beaucoup, se pose énormément de questions, se met beaucoup de pression… Ce n’est clairement pas un cliché de la star, fort heureusement.
Ce personnage m’a beaucoup plu, attendri. Je l’ai trouvé attachant et je me suis reconnu en lui par rapport à son passé. J’avais envie de lui faire un câlin dès qu’il parle de tout ce qu’il a vécu.

Pour les personnages secondaires, il n’y en a pas tellement. Enfin, si, mais nous les connaissons peu.
Il y a les fans de Satomi, évidemment, qui sont de plus en plus nombreux au fil des pages, de plus en plus hystériques.
L’un des fans est d’ailleurs dans le même lycée que Yôhei, et ça dégénère rapidement puisque ce fan est un stalker complètement accro à Satomi, capable d’être dangereux. Il va jusqu’à fouiller sa poubelle et voler ses chaussons !
Il y a les bourreaux de Satomi, qu’on voit rapidement, mais qui ont une place importante tout de même. Je n’ai rien à dire sur eux, je les déteste, c’est tout.
Le “protecteur” de Satomi, qui n’est pas son manager, mais qui gère tout de même les rendez vous, les tournages etc. Satomi habite d’ailleurs chez lui c’est un peu comme un grand frère, voir un père pour lui, puisque ses parents sont loin dd lui et ne peuvent s’en occuper. Il est un peu énervant par moment, mais c’est parce qu’il cherche à protéger Satomi, alors c’est compréhensible. Il n’est pas insupportable, mais je ne l’aime pas forcément.
Les amis de Yôhei, qui ont une place importante, surtout vers la fin de l’histoire. Un coup de coeur pour Maki, qui mériterait un manga pour elle seule, un personnage fort intéressant.

L’histoire démarre rapidement, mais la relation met du temps à se mettre en place, ce n’est pas pour rien qu’il y a tant de pages. C’est doux, c’est mignon, surtout les premiers moments, la découverte des sentiments, etc. Le fait que Yôhei soit fan y est pour beaucoup : il connaît le Satomi star, rieur, mais connaît-il vraiment le vrai Satomi ? Celui qui se pose beaucoup de questions ? Est-il amoureux de la star, ou de Satomi Mori ?

C’est un manga assez bien, qui a tout de même de gros problèmes, j’en parlerai pour les points négatifs. Les dessins sont sublimes, l’histoire est bien imaginé, les personnages sont intéressants, ce n’est pas bourré de clichés. Il y a toujours pas mal de rebondissements, c’est aussi pour cela que le manga est une petite briquette.

Pour LE point négatif qui est extrêmement dérangeant, c’est un point négatif qui est dans presque tous les YAOI traduits en France malheureusement : le consentement. En effet, au début, il y a une scène où l’un des deux n’est pas d’accord pour cela. Certes il ne va pas jusqu’au bout, mais ça reste un viol pour moi, et ça m’insupporte au plus haut point. C’est énervant, c’est dégoûtant, et ça donne une seule envie : brûler le livre.

En bref, un manga qui aurait pu me plaire s’il n’y avait pas eu ce point négatif. Les personnages restent quand même intéressants, en particulier Satomi, qui est aussi un personnage coup de coeur. Des dessins très beaux, une histoire assez originale, pas remplie de clichés.
Je lui donne la note de 2/5.

mercredi 15 novembre 2017

Just Breathe, Manhon Tutin.


Just Breathe, Manhon Tutin.

Nombre de pages : 78 (version imprimée).
Editeur : Auto-Edition.

Langue : Français.

"Comment faire pour continuer à avancer quand l’être aimé n’est plus à nos côtés ? Comment faire pour tenir la promesse qu’on lui a faite sur son lit de mort, quand tout ce qu’on veut, c’est baisser les bras, abandonner pour ne plus souffrir ? Comment fait-on pour faire son deuil, pour tirer un trait sur l’amour de notre vie ?
Toutes ces questions, je me les suis posées en boucle dès l’annonce de la maladie de Tristan. Pourtant, entre envisager les choses, et y être confronté, il y a un véritable fossé. Peu importe ce qu’on pense, on ne peut pas être préparé à une telle épreuve. 
C’est ce que je vais apprendre à mes dépens. Mais le pire je pense, sera pour moi de survivre à ma dépression… Et d’accepter l’aide salvatrice, que cet homme croisé dans un endroit des plus inattendus, est enclin à m’offrir.
C’est ensemble, ou rien, que nous allons tenter de nous reconstruire…"

Hello !

On se retrouve aujourd’hui pour une chronique en mode émotions à 100%. J’écris cette chronique alors que je viens de terminer ce livre, et que des larmes coulent le long de mes joues. Mais j’ai besoin d’écrire maintenant, je ne veux pas attendre. Je suis franchement désolée si c’est un peu brouillon, je sais déjà que je vais avoir du mal à trouver mes mots.

Merci à l’auteur pour ce SP.

Just Breathe est la “suite” de In Loving Memory et Heartbeat. Je n’ai pas lu Heartbeat, mais j’ai réussi à ne pas me retrouver perdu puisque tout est du point de vue d’Alec, le personnage principal d’In loving Memory, que j’ai lu et qui a été un coup de coeur. Je pense que vous pouvez le lire indépendamment, mais les émotions ne seront pas les mêmes.

J’ai donc retrouvé Alec, un bon petit moment après la fin d’In loving Memory. Alec, ce jeune homme si courageux, qui se bats mais qui commence à avoir du mal. Qui tombe en dépression, qui souffre de plus en plus chaque jour. Alec, qui a promis à son Tristan qu’il allait se reprendre en main, mais il n’y arrive point. Alec, qui tente de cacher ce mal-être grandissant à ses amis, qui sont aussi les amis de Tristan. Alec, son coeur en mille morceaux qu’il tente de recoller, mais qui ne sait pas comment faire. C’est un personnage qui me bouleverse. C’est un de mes personnages favoris tous livres confondus, tous univers livresques confondus. Pourtant, je n’ai pas vraiment de point commun avec lui, je ne me reconnaît pas en lui, mais il me touche tellement. Je le trouve si courageux, parce que oui parfois il se laisse trop aller et ça peut être énervant, on a envie de lui dire “bouge toi!”, mais je comprends ses réactions. Le deuil est quelque chose d’extrêmement dur, surtout quand la personne est ta moitié, que tu l’aimes plus que tout. Un mot pour définir Alec ? Fort.

Et puis il y a Cain, que j’ai appris à connaître dans cette histoire. C’est un homme doux qui n’a pas un passé facile. Il a eu quelque chose de grave, et a du avoir une transplantation cardiaque. Il vit grâce à son homme. Son compagnon est mort pour lui. Il n’a pas beaucoup de chance en amour, lui non plus, la vie s’acharne contre lui. Mais elle lui fait un beau cadeau, croiser sur son chemin un autre homme aussi brisé que lui. Cain est quelqu’un qui veut aider les autres, qui fait tout pour leur donner confiance et les voir se relever. Il les pousse à aller mieux, et c’est un homme tellement incroyable. J’ai eu un coup de coeur pour ce personnage. Il m’a bouleversé lui aussi, sa gentillesse m’a bouleversé. Il se bats lui aussi, et donne de la force à Alec. Il ne le force à rien, et c’est tellement beau. Un mot pour définir Cain ? Amour.

La rencontre a lieu lors d’une réunion où se rendent les personnes qui se retrouvent face à la perte d’un être cher et qui n’arrive pas à sortir la tête hors de l’eau. Alec n’arrive clairement pas à faire son deuil, et il n’arrive pas non plus à parler aux autres personnes. Il ne fait que croiser le regard de Cain, rempli de tristesse, lui aussi. Et puis il se décide à parler, se rendant compte que c’est le seul moyen pour avancer. Cain finit par faire le premier pas, il lui tend la main, il lui propose de l’aide, qu’Alec accepte. Cain a déjà fait son deuil, lui. Il peut en parler, même si ça fait encore mal. Il avance petit à petit, et il fait avancer Alec avec lui. Il l’aide à faire son deuil, sans pour autant le pousser. Il est le pilier dont Alec a besoin, il peut se reposer sur lui sans avoir peur d’être jugé, puisqu’il a vécu la même chose que lui.

Les personnages secondaires sont très importants, eux aussi.
Il y a Travis, Joshua, et Ethan, qui sont les amis d’Alec, mais aussi ceux de Tristan. Eux aussi ont beaucoup de mal à se relever, surtout Travis, qui était le meilleur ami de Tristan, qu’il connaissait depuis une dizaine d’années. Mais on ne sait pas trop ce qu’il ressent, il n’est pas du genre à se plaindre, plutôt à faire rire les gens pour détendre l'atmosphère.
Ces trois là sont importants puisqu’ils soutiennent Alec et ils l’aident. Ils ne le lâchent pas, et c’est beau à voir.
Tristan et Evan. Ils ne sont plus présents, pourtant l’histoire tourne autour d’eux. Parce que l’on n’oublie pas les personnes qu’on aime le plus au monde, peu importe qu’elles soient encore sur Terre ou ailleurs. Je pense lire Heartbeat pour découvrir Evan, qui a l’air d’un homme incroyablement bon, sincère, et doux. Et Tristan m’a manqué. J’ai eu le coeur serré tout le long du livre, parce que je m’étais attachée à lui dans In loving Memory. Je pense relire In Loving Memory du coup, mais pas tout de suite sinon je vais finir à court de larmes haha.

Ce livre est bouleversant, c’est vraiment le mot. L’auteure me fascine sérieusement. Parce qu’elle peut écrire des livres très drôles, qui me font pleurer de rire, mais toujours avec des personnages attachants évidemment, mais elle peut aussi faire des histoires courtes mais intenses, qui te font ressentir des émotions bien trop profondes. J’ai beaucoup pleuré au début, je n’arrivais pas à me stopper. Je me suis un peu calmée au milieu, puis la fin m’a fait sangloté. Je ne vais pas me plaindre, puisque j’aime les livres qui me font pleurer, mais c’est incroyable de ressentir autant d’émotions en si peu de pages. Bravo.

En bref, un livre qui parle d’amitié, d’amour, de reconnaissance, mais aussi et surtout de deuil, et de dépression. C’est très dur de sortir de cette dernière, c’est presque impossible si nous ne sommes pas entouré, mais il y a une lumière au fond du tunnel, il ne faut jamais abandonner, jamais perdre espoir, croire, toujours. Et pour le deuil, c’est la même chose, c’est très dur de le faire, mais avec le temps, c’est moins douloureux. Avec le temps, on pense aux merveilleux souvenirs qu’on a avec ces personnes là, on ne pense presque plus à la “fin”.
Je lui donne la note de 5/5, c’est un gros coup de coeur et je vous le conseille. Vraiment, foncez.

samedi 11 novembre 2017

Sans Homicides Fixes, Thierry Benoit.



Sans Homicides Fixes, Thierry Benoit.

Nombre de pages : 616.
Editeur : Editions Cairn.

Langue : Français.

"Tu fais un coupable très présentable : SDF, ancien taulard, présent sur la scène de crime, Arabe, exilé volontaire en Ariège... Sans homicide fixe. Le gendarme tenait son arme à bout de bras. En déplaçant ses jumelles, Mehdi suivit la direction du pistolet. Il eut à peine le temps d apercevoir la vache. Le sang gicla entre les deux cornes, l animal s effondra et il entendit le coup de feu avec le léger décalage dû à la distance. Sans jeter un coup d oeil au bovin, les militaires s'étaient précipités vers une touffe de ronces à quelques pas de l animal. Mehdi cherchait en vain l objet de leur agitation quand la cavalerie entra en scène : six voitures de pompiers et de gendarmerie approchaient, sirènes hurlantes. Il n'y comprenait rien, mais sa vieille expérience de vagabond lui commandait la prudence : mettre les voiles. Adieu sédentarité ariégeoise, retour à la rue toulousaine."

Hello,

On se retrouve pour une chronique de mon tout premier “polar”.
Je ne m'attendais pas à une brique, 600 pages, pour mon tout premier polar... J'ai eu peur je l'avoue. Mais je n'ai pas vu passer ces 600 pages, j'en redemande même.

On y rencontre Mehdi, un jeune trentenaire SDF, qui n'a pas la vie facile, mais qui se bat. Il n'a pas vraiment d'ami, il est très solitaire. Il n'a pas de copine, rien de tout cela. Il a des gens sur qui compter, on s'en rends compte au fil de l'histoire. C'est un personnage attachant, qui a un bon fond, mais qui a un sacré caractère. Il ne se laisse pas faire, réponds souvent, même quand il risque quelque chose. Il est aussi accro à l'alcool, malheureusement, et j'ai eu mal au coeur de le voir en manque. C'était pour son bien, mais ça le poussait à faire des choses bêtes.

Mehdi est Arabe, et est présent sur la scène d'un crime. Au mauvais endroit, au mauvais moment. Et même s'il ne retrouve rien sur le corps (cela serait compliqué..), les flics l'accusent lui, c'est lui le principal suspect.. parce qu'il est Arabe, et SDF. Mais surtout Arabe, c'est important de le dire. Parce que certes, là, ce n'est qu'un livre, mais c'est la réalité. Tu as plus de chance d'être jugé coupable si tu es Arabe. Tu as plus de chance de te faire contrôler, aussi, sans aucune raison. C'est un sujet important à traiter, parce qu'il y a encore trop de gens qui ferment les yeux sur cette injustice. Dès le début, nous savons qu'il est innocent, mais il continue d'être accusé, encore et encore.
C'était très énervant à lire d'ailleurs. Parce que les habitants, ses voisins sont conscients qu'il est innocent, mais les flics, les journalistes s'acharnent. On sait tous que dans la vraie vie, c'est le cas. Les journalistes aiment faire des torchons racistes.
C'est un livre dur à lire, mais cela fait prendre conscience de la réalité, et c'est une bonne chose.

Il y a aussi d'autres personnages, tous très importants ;
Un homme qui se rapproche dangereusement des 90 ans, mais qui continue à conduire, à mener des enquêtes.. J'ai adoré ce personnage. Très vulgaire, beaucoup de gros mots sortent de sa bouche, mais c'était drôle, et puis c'est un peu le cliché du papy qui ronchonne pour un oui ou pour un non, en version drôle. le dernier communiste d'Ariège.

Une punkette ancienne flic, qui n'est jamais sans son chien. J'ai beaucoup aimé ce personnage puisqu'elle a été maître chien, qu'elle a sut éduquer son chien, et que c'est ce que j'aimerai faire. Elle est aussi très touchante à un moment, mais je ne peux rien dire, sinon je risque de spoiler.

Un gardien de musée, passionné d'histoire, qui est naïvement drôle. Malgré ses peurs qui sont souvent présentes, il n'hésite pas à mener l'enquête, avec une partenaire de choc...
C'est avec lui, dans ses passages qu'on parle le plus d'Histoire. Ce n'est pas quelque chose qui m'a dérangé, au contraire, j'adore L’Histoire, j'adore apprendre des choses.. Mais je pense que cela peut gêner, surtout lorsque le livre est un pavé.

L'Anglaise qui connaît bien Mehdi, qui se bats pour lui, qui n'hésite pas à foncer tête baissée pour trouver le véritable coupable.. Un personnage intéressant, attachant.

Et mon personnage préféré pour la fin : La fan de chats. Assez flippante sur les bords, elle se promène avec un pistolet, mais très attendrissante lorsqu'on voit l'amour qu'elle porte à ses chats, qu'on compte par trentaine... Un mystère plane sur ce personnage, et ce, tout le long du récit. Pourquoi est-elle commence ça, pourquoi est-elle particulièrement douée en enquête, en espionnage, pourquoi d'aussi bonnes déductions...

Il y a trois enquêtes qui mènent tous à une seule et même enquête, un seul et même but : prouver que Mehdi est innocent. C'est beau de voir cette bande, qui ne se connait pas vraiment, travailler autant... J'avoue avoir eu envie de mener l'enquête avec eux.

J'ai vraiment beaucoup aimé ce bouquin, même si j'avais très peur de ce pavé au début. C'est addictif, très dur à lâcher. Ce n'est pas si sanglant que ça, j'imaginais pire. La plume de l'auteur est intéressante, simple mais addictive, elle aussi.

Le seul point négatif est les longueurs à certains moments, j'ai parfois eu l'impression que rien n'avançait, qu'ils tournaient en rond et cela peut être agaçant. Mais il n'y a que deux/trois moments de ce genre, en 600 pages, c'est très peu.

En bref, un très bon livre, une fin surprenante, avec un rebondissement même après la révélation du tueur. Une plume addictive, une petite briquette qu’on lit tout de même rapidement. Je me suis beaucoup attachée aux personnages, j’ai eu du mal à leur dire au revoir.

Je lui donne donc la note de 4,5/5, ce livre a frôlé le coup de coeur !

samedi 4 novembre 2017

Le détective détraqué ou les mésaventures de Sherlock Holmes, Collectif d'auteurs.



Le détective détraqué ou les mésaventures de Sherlock Holmes, Collectif d'auteurs.

Nombre de pages : 192.
Editeur : Baker Street Editions.

Langue : Français.

"Sherlock Holmes lui-même victime de vol... Remplacé par sa propre fille dans une enquête... Floué par Scotland Yard et par l'intrépide Frenchie Arsène Lupin... et même envoyé en prison ! De Londres à New York, en passant par Prague ou la campagne française, voilà bien des situations insolites dans lesquelles va se retrouver le célèbre détective, sous la plume de quelques élégants farceurs.

Depuis sa première apparition il y a bientôt 130 ans, Sherlock Holmes a toujours été l'un des personnages de fiction les plus populaires au monde ; nombreux sont ceux qui imaginent même que le grand détective est un personnage réel : il continue de recevoir du courrier du monde entier à l'adresse mythique du 221 B Baker Street.

Le succès de l'oeuvre d'Arthur Conan Doyle fut presque immédiatement suivi d'imitations (comme aimait à le dire Oscar Wilde, « L'imitation est la forme la plus sincère de la flatterie ») ; une floraison de pastiches, parodies et sketchs en tout genre a vu le jour dès les années 1890, et n'a jamais tari depuis, de l'hommage à l'ironie et à la caricature, voire au burlesque.

Puisant dans cette riche réserve de littérature comique holmésienne, ce recueil présente un échantillon de récits inventifs et spirituels de la fin du XIXe siècle à nos jours. Auteurs et illustrateurs venus des quatre coins du monde, fervents admirateurs et connaisseurs de Sherlock Holmes, apportent leur touche de fantaisie pour faire de tous ces épisodes humoristiques une aventure singulière."


Hello !

On se retrouve aujourd'hui pour une chronique un peu spéciale puisque ce livre est un recueuil d'histoires, de nouvelles sur Sherlock Holmes.

Etant une grande fan de Sherlock Holmes depuis peu, environ quelques mois, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre.

Il y a 20 nouvelles concernant le charmant Sherlock Holmes (qui change parfois de nom : Hemlock Jones, Picklock Holes, Sherlaw Kombs...) qui sont parfois très drôles, parfois un simple hommage, parfois une moquerie du monde.... Les toutes premières sont les plus drôles, je trouve. La première m'a fait beaucoup rire, finalement, celles où le nom changeait m'ont fais rire, je ne saurais expliqué pourquoi, mais voir Mr Holmes dans des situations ridicules, ou bien lui même étant ridiculement drôle... J'ai adoré !

J'ai beaucoup aimé celle écrite par J.M Barrie, puisque c'est l'un de mes écrivains préférés, avec son célèbre personnage Peter Pan. Dans cette nouvelle, il y a beaucoup d'auto-dérision (Arthur Conan Doyle l'a lui même qualifié comme "la meilleure de toutes les nombreuses parodies") son ami se moque de son personnage, mais aussi de Conan Doyle lui même, et c'est très drôle si on connaît le second degrés. Je pense que c'est ma nouvelle favorite dans ce recueil de nouvelles.

Il y a même des parodies/nouvelles écrites par Conan Doyle lui même, qui sont aussi très drôles. J'ai aimé retrouvé sa plume particulière et avec Jack London, j'ai eu l'impression d'être au côté de ce jeune homme, et de lui ressembler un peu, aussi : j'ai un gros faible pour Holmes moi aussi, et je l'admire énormément ! 

Il y a des passages où Holmes soupçonne Watson et c'est tellement énervant mais aussi drôle! Monsieur est un peu parano sur les bords, Watson déboussolé, mais Holmes fait bien de se méfier, non ? Si vous souhaitez le découvrir, il vous faut ce livre !

"La beauté secourue : une aventure d'Oilock Combs" est l'une des plus drôles, elle tourne au ridicule un peu tous les personnages de cette nouvelle, la chute est surprenante : elle m'a fais éclaté de rire sur le coup.

La rencontre entre Arsène Lupin et Sherlock Holmes (ou plutôt Herlock Sholmès dans cette nouvelle) ne m'a pas vraiment plu, sûrement parce que je ne suis pas une grande fan de Lupin. Mais si vous souhaitez voir cette rencontre : Achetez ce livre.

La nouvelle de Frederic Dorr Steele est aussi une de mes préférées : il imagine un dessinateur devenu fou d'angoisse du fait d'être cantonné dans un certain genre. C'est le miroir de quelqu'un, je vous laisse deviner qui. 

Il y a aussi la nouvelle de Frederic Arnold Kummer; d'après une pièce de Basil Mitchell, qui met en scène la fille de Holmes, qui est tout aussi douée que son père, voir plus, et qui m'a fait totalement tombé sous le charme. C'est un personnage très intelligent évidemment, et l'histoire, le crime est très intéressant. J'ai envie de lire plus sur elle, et je vous laisse deviner de qui est accompagnée la fille de Sherlock Holmes...

"Epinglé au mur : la correspondance restée sans réponse de Sherlock Holmes" est aussi très intéressante à lire, drôle parfois, triste parfois, on peut même ressentir de la peine pour certains personnages !

La nouvelle de Jacques Fortier est très récente, mais très réaliste donc. C'est ce qui peut se passer dans la vraie vie. Il y parle d'un sujet tabou, ce que j'ai donc aimé. Et puis, Prague et ses alentours m'a toujours fais rêver, alors le décor était bien posé ! 

Enfin, la dernière nouvelle est la plus récente : Elle a été écrite en 2012. C'est un petit clin d'oeil à un événement qui s'est passé en 2011, je vous laisse découvrir lequel.
Il y a encore une fois un sujet tabou, même deux.
En revanche, je n'ai pas beaucoup aimé la misogynie de Sherlock Holmes

Pour terminer, je tiens à vous parler des illustrations, tous plus belles les unes que les autres. J'ai eu un petit coup de coeur pour les coups de crayon de Vlou.

En bref, un très bon reccueil de nouvelles qui m'a rendu encore un peu plus accro à Holmes, un livre qui m'a permis de découvrir une super Maison d'édition, et un objet-livre qui m'a permis de découvrir des illustrateurs très doués !

Je ne donne pas de note, puisque c'est un recueil de nouvelles et qu'on ne peut pas vraiment juger : il y a certaines nouvelles que j'ai adoré, et certaines nouvelles que j'ai moins aimé. Mais je pense que vous avez compris que j'ai tout de même beaucoup aimé ce livre, et que même si je ne donne pas de note, je vous invite à acheter ce livre.

dimanche 29 octobre 2017

Désirs Coupables : Taemin & Wonho, Rose Darcy.



Désirs Coupables : Taemin & Wonho, Rose Darcy.

Nombre de pages : 122.
Editeur : Auto édition.

Langue : Français.

"Dans sept jours, tout ce que Taemin et Wonho ont connu sera balayé. Dans sept jours, Wonho va épouser une femme qu’il n’aime pas. Taemin ne peut pas accepter que son meilleur ami sacrifie son bonheur à cause de sa famille. Il refuse de le voir souffrir. Alors, il fait un choix. Wonho n’a pas choisi son destin. Il l’a laissé être écrit par son père, ligne après ligne. Il s’est enfermé dans une peau qui n’est pas la sienne, renonçant à sa passion… et à son amour. Il ne leur reste que peu de temps pour, peut-être, se donner la chance qu’ils méritent. Sauront-ils la saisir avant qu’il ne soit trop tard ? Auront-ils en eux la force de se battre pour ce qu’ils veulent vraiment ? Quand aimer fait mal, il faut parfois accepter la douleur pour être sublimé et trouver le bonheur au bout du chemin."

Hello,

On se retrouve aujourd’hui pour une petite chronique express, une chronique courte donc, puisque le livre fait moins de 120 pages, et que j’ai bien trop peur de spoiler si je détaille trop. Mais retenez d’abord quelque chose : ce livre est une merveille.

On y fait la rencontre de Taemin, un artiste qui vient d’une petite île toute paumée, et qui se bats pour ses rêves. C’est un personnage haut en couleur, un personnage très fort, qui m’a bluffé. Je suis tombé totalement sous le charme de ce jeune homme qui n’a pas la vie facile, qui se prive d’énormément de choses pour vivre sa vie d’artiste. En effet, il ne peut révéler son homosexualité, c’est dans son contrat, c’est interdit, c’est comme ça. S’il veut rester au devant de la scène, il doit se taire. C’est un chanteur mais aussi et surtout un danseur hors pair, et rien qu’avec les descriptions dans le récit, je suis devenue fan. Il m’a beaucoup touché, et j’ai été très surprise vers la fin du livre. GO TAEMIN! FIGHT ! Le mot qui définit ce personnage est clairement “force”. Ainsi que “courage”.

Et puis, il y a Wonho, fils d’un grand boss, qui contrôle tout. Sa vie est toute tracée, son avenir est déjà écrit par son père. Il n’y a pas de hasard, c’est franchement triste. Il est obligé de suivre des études choisies par son père, il devra reprendre la tête de cette grande entreprise, devenir un business-man, qu’il est déjà un minimum lorsque nous le rencontrons. Il n’a pas le choix. J’ai trouvé ce personnage très intéressant, il peut paraître cliché aux premiers abords, ou même lorsque je vous le décris là, mais ce n’est pas un cliché sur pattes, promis. Il est touchant, attachant, important. Il m’a bouleversé, et j’ai aimé le détester parfois. Il a du caractère, il sait ce qu’il veut, mais par rapport à sa culture, il ne fait rien qui pourrait blesser sa famille. C’est touchant mais en même temps très énervant.

Lorsque le récit débute, ils se connaissent depuis sept ans, et sont meilleurs amis. Ils partagent tout : les peines, les joies, les rires, les pleurs, les déceptions, les succès.. Ils tiennent l’un à l’autre, et c’est une amitié très forte, très puissante. Ils se portent. Taemin se bats pour Wonho, et ce dernier se bats pour Taemin. Wonho donne des ailes à Taemin, il lui permet de faire de grandes choses, et c’est tellement touchant. Malheureusement, tout ne peut pas être rose tout le temps, et certains sentiments sont plus forts que d’autres.

C’est un récit extrêmement touchant, qui m’a fait pleurer à de nombreuses reprises. Deux de mes livres favoris sont des livres très poignants : Résilience et Le faire ou mourir. Ces deux là me font pleurer, à chaque relecture, mais vous savez quoi ? Je n’avais jamais autant pleuré. Si on additionne le nombre de paquets de mouchoirs utilisés pour Le faire ou mourir ET Résilience, on n’arrive même pas au nombre de paquets de mouchoirs utilisés pour CE bouquin. Enfin, j’essaie de faire un peu d’humour, mais j’ai vraiment beaucoup pleuré. Du début, à la fin. Je déteste les histoires qui parlent de mariages forcés, je trouve ça bien trop clichés (coucou la série Shadowhunters…) mais alors là, j’ai adoré ! Sûrement grâce à la plume de l’auteur…

Parlons d’ailleurs de la plume de l’auteur ! Rose Darcy est l’une de mes auteures préférées, et ce n’est pas pour rien. Elle manie les mots tellement bien. Elle peut écrire des histoires drôles (Ses anges pervers en sont la preuve) mais aussi des romans poignants, comme celui ci. Elle peut tout faire, et je suis amoureuse de sa plume. Merci pour ce récit.

En bref, un roman qui m’a bouleversé, un récit qui parle de mariage forcé, ce qui arrive encore dans certains pays malheureusement, qui parle aussi de famille, de la pression de cette dernière, d’amour, bien évidemment, et d’impossibilité.

Je lui donne la note de 5/5, il fait désormais parti de mes livres préférés.

PS : J’ai pleuré en écrivant cette chronique, ce livre m’a vraiment bouleversé.

Pourquoi cette vidéo ? Il faut lire le livre pour le savoir...

mercredi 25 octobre 2017

TAG PKJ: LES LIVRES PRÉFÉRÉS.


Hello !!

J'espère que vous allez bien, on se retrouve aujourd'hui avec un petit TAG. Merci à Pocket Jeunesse pour ce dernier !


1) Quel est votre livre one-shot préféré (livre en un seul volume qui n'a pas de suite)?
Il y en a beaucoup, c'est compliqué d'en choisir un seul, mais je dirais Suicide Watch (la rencontre du dernier espoir en VF) de Kelley York. C'est mon coup de coeur de l'année dernière, l'une de mes meilleures lectures. C'est un livre que je relis très souvent et les personnages me touchent beaucoup.

2) Quelle est votre série préférée? (Si vous répondez Harry Potter, citez également votre 2e série livresque préférée.)
The Mortal Instruments de Cassandra Clare, sans hésitation. Je ne suis pas une très grande fan d'Harry Potter, d'ailleurs. Mais alors TMI, c'est LA saga quoi. C'est grâce à cette série que je me suis remise à lire des séries justement, avant je ne lisais que des one shot. J'aime tellement cette série de livres (oui parce que la série sur Netflix, j'ai détesté.)

3) Quel est votre auteur préféré?
Hummm, je ne peux pas faire de choix. Kelley York, Lily Haime, Cindy Van Wilder, David Levithan, Becky Albertalli...

4) Quelle est votre meilleure lecture de l'année en cours?
Je ne sais pas vraiment. J'ai eu un gros coup de coeur pour le troisième tome des loups de Riverdance, j'ai aussi beaucoup aimé Mon plus beau rêve de Lily Haime, les deux premiers tomes de Borderline, d'AurElisa Mathilde, Après la pluie de Rohan Lockhart... Encore une fois, je ne sais pas faire de choix.

5) Citez un livre dont vous n'attendiez pas grand chose et qui est finalement devenu l'un de vos livres préférés.
Two boys kissing de David Levithan. Franchement, j'avais bien aimé boy meets boy, mais je ne m'attendais pas à avoir un aussi gros coup de coeur pour Two Boys Kissing. Il y a aussi Sauveur et Fils, de Marie Aude Murail, qui m'a énormément plu, et je n'attendais pas grand chose à cause de la couverture, je crois.

6) Quel est votre PKJ préféré?
Les The Mortal Instruments bien évidemment, mais aussi Aristote et Dante découvrent les secrets de l'Univers de Benjamin Alire Saenz. Un immense coup de coeur, un livre que je relis souvent, une histoire d'amour toute mignonne.

7) Quel livre conseillez-vous souvent autour de vous?
Je conseille tout le temps les The Mortal Instruments, mais aussi Le faire ou mourir de Claire Lise Marguier, si je sens que la personne supportera, ne sera pas choquée par certains événements.

8) Quel était votre livre préféré lorsque vous étiez enfant?
Enfant, pré adolescente je dirais. J'adorai les "Coeur Grenadine", en particulier Au delà des nuages, Dis moi qui tu aimes, et La balade de Sammy Song, ainsi que la saga "l'Elfe de Lune" d'Elodie Tirel.

9) Citez un de vos livres préférés dans un genre que, normalement, vous aimez moins.
Je peux citer les The Mortal Instruments, puisque j'ai énormément de mal avec la fantasy habituellement, ou alors les FullMetal Alchemist, qui sont assez sombres, je trouve.

10) Citez un de vos livres préférés que peu de gens connaissent.
Résilience de Julia M. Tean. Ma chronique est ici, et je ne le conseille pas à tout le monde, mais c'est un livre coup de poing.


Et voilà ! J'espère que mes réponses ne sont pas trop courtes, dans tous les cas c'est toujours compliqué de mettre des mots sur ce que l'on ressent, j'ai toujours du mal à parler de mes livres favoris. On se retrouve bientôt pour une nouvelle chronique!

dimanche 15 octobre 2017

Le camp des autres, Thomas Vinau. #MRL17



Le camp des autres, Thomas Vinau. #MRL17

Nombre de pages : 194.
Editeur : Alma Editeur.

Langue : Français.

"Un roman éblouissant sur la liberté de l'enfance, la nature et l'insoumission. Ou comment Gaspard, l'enfant de la forêt rencontre les personnages légendaires de la Caravane à Pépère qui défraya la chronique au début du XXe siècle. 
Gaspard fuit dans la forêt. Il est accompagné d'un chien. Il a peur, il a froid, il a faim, il court, trébuche, se cache, il est blessé. Un homme le recueille. L'enfant s'en méfie : ce Jean-le-blanc est-ce un sorcier, un contrebandier, un timbré ? Une bande de saltimbanques surgit un beau matin. Ils apportent douze vipères pour que Jean-le-blanc en fasse des potions. L'enfant décidera, plus tard, de s'enfuir avec eux.
Cette aventure s'inspire d'un fait historique. En 1907, Georges Clémenceau crée les Brigades du Tigre pour en finir avec " ces hordes de pillards, de voleurs et même d'assassins, qui sont la terreur de nos campagnes ". Au mois de juin, la toute nouvelle police arrête une soixantaine de voleurs, bohémiens, trimardeurs et déserteurs réunis sous la bannière d'un certain Capello qui terrorisait et pillait la population en se faisant appeler la Caravane à Pépère. La démonstration de force de Clémenceau aboutira au final deux mois plus tard à de petites condamnations pour les menus larcins de cette confrérie errante de bras cassés.
" Je l'ai gardée au chaud cette histoire qui poussait, qui grimpait en nœuds de ronces dans mon ventre en reliant, sans que j'y pense, mes rêves les plus sauvages venus de l'enfance et le muscle de mon indignation. Alors j'ai voulu écrire la ruade, le refus, le recours aux forêts ", explique Thomas Vinau à propos ce quatrième roman puissant, urgent, minéral, mûri trois ans durant."


Hello, je vous retrouve aujourd’hui pour…

Non.

On stoppe tout.

Ce n’est pas moi qui vous retrouve aujourd’hui, non. C’est Gaspard, mon héros. LE héros. Bon, franchement, je vais lui souffler quelques phrases, mais sinon il a quartier libre, il peut dire ce qu’il veut!

Salut, c’est Gaspard, toujours accompagné de mon bâtard. Mon chien, c’est moins familier apparemment. Bon, Gaspard et le chien, qui vous salue aussi, mais dans sa langue à lui!

Je crois que je dois me présenter, alors euh.. Je m’appelle Gaspard, j’ai.. Vous voulez sérieusement connaître mon âge ? Franchement, on s’en fou. J’avais un père bon à rien, sauf à coller des patates, connaissant seulement la haine. J’avais un père débile, qui ne m’aimait pas. J’avais un père, mais j’ai tout plaqué. Me rappeler de tout ça me fout encore des frissons, j’ai eu du mal à fermer les yeux les jours suivants, mais j’ai continué. Tout comme mon créateur, tout comme l’auteur, j’ai continué à rêver. Et Priscilla me souffle de vous dire que je suis quelqu’un de courageux, mais je crois pas. J’ai juste le goût de la liberté, comme tout le monde, non ?

Enfin, je suis parti, et j’ai passé quelques jours en forêt, seul, avec mon bâtard, mon fidèle bâtard que j’aime plus que tout. Auquel je tiens. On a eu beaucoup de mal, j’peux vous l’assurer, mais on s’en est sorti. On a pas baissé les bras, on a rien lâché. Mon fidèle a même attaquer un vieux loup.
Malheureusement sans ressource c’est compliqué. J’ai fini par me laisser aller. Jean-Le-Blanc m’a trouvé et m’a ramené “chez lui”. C’est qui ? Je sais toujours pas vraiment. Il a plusieurs étiquettes. J’avais peur de lui au début, j’pensais que c’était  un sorcier. Ou un contrebandier. Ou un professeur. Un taré. J’avais peur de lui, parce que je me méfie de tout le monde, sauf de mon bâtard. Mais c’est un gars bien, c’est un gentil sorcier, qui a les pieds sur Terre. C’est un sorcier qui ne s’emporte pas, qui pense à tout. Qui a du caractère aussi. J’ai voulu partir à un moment, il l’a su mais n’a rien dit. Un père de substitution, le père que je n’ai jamais eu. Il vit dans une bulle de passion, et si j’avais voulu partir encore une fois, il ne m’aurait pas retenu.

C’est grâce à lui que j’ai rencontré les autres. Le camp des autres. Ceux de la Caravane à Pépère. Capello, le “chef”, Sarah, Fata’, Zo’. Le Camp des autres. Le général, l’anarchiste, le gitan, le déserteur. La famille, légion et mère des sans-légions et des sans-mères. Les autres, le camp de ceux dont on ne veut pas. Le camp des nuisibles, des renards, des furets, des serpents, des hérissons. Le camp de la forêt. Le camp de la route et des chemins aussi. De ceux qui vivent sur les chemins. De la trime et de la cloche. Des romanichels et des bohémiens. Ceux qui parlent aux bêtes et aux nuits. Ceux qui n'ont pas peur de la lune. Ceux qui dresse l'indressable et apprivoisent l'inapprivoisable. Ceux qui connaissent la langue des fantômes. Le secret des plantes et des champignons. Les chants païens et antiques. Les proscris aussi. Les fuyards. Les insoumis. Les orphelins. Je fais parti de cette famille.
Je les ai suivi. Evidemment, je suis bien trop curieux pour ne pas chercher à découvrir ce que les autres faisaient, pendant que Jean-Le-Blanc restait dans son coin de fôret. J’ai suivi et j’ai découvert le monde. Le monde de la forêt. Le monde des autres, celui auquel je n’avais pas accès avant. La liberté. L’accueil chaleureux. Loin des clichés du père, qui racontait vraiment des conneries. Je vous laisse découvrir mon aventure.

Mon créateur, mon auteur, a su donner l’envie de partir en forêt, en balade, ou pour y vivre. C’est un livre à lire en ce moment, en Automne. Venez me rejoindre.
Mon créateur, mon auteur, a su donner l’envie de lire ses oeuvres, grâce à sa plume. Fluide, poétique, douce. (c’est moi qui a soufflé ça, ndlr.)

Je grandis, mais je n’oublie pas. Pensée à tous les autres, montrés du doigt par ceux qui se sentent supérieurs, caractérisés par des clichés idiots, qu’ont besoin d’inventer les bourgeois pour faire grandir la peur dans le monde. 1906 - 2017, et pourtant toujours les mêmes clichés.



QUELQUES CITATIONS :

"Si nous marchons ensemble, nous sommes assez de rats pour conquérir cette terre de damnés."


"Ne te laisse jamais enfermer petit. Si quelqu'un par un beau jour te dit que tu ne vaux rien dis-toi qu'il te veut à son service et quand tu le croiras tu seras son esclave. Tu sais ce que nous avons tous en commun ? Nous sommes des fuyards debout. C'est le Non qui nous tient. Ne renonce jamais à refuser. Et dis-toi que personne n'est mauvais par nature, c'est du foin de vache à salon. Tu sais pourquoi Sarah est belle ? Parce qu'elle est libre. Et sais-tu pourquoi elle est libre ? Parce qu'elle a tranché la gorge de celui qui lui avait coupé les ailes. Ni plus ni moins. Sinon elle serait déjà morte, laminée par des moins que bête, à se panser le coeur d'opium au fin fond d'un bordel."


"Donc, il y a des gentils qui sont méchants et des méchants qui sont gentils, la vie est une coquine confuse qui se cache dans les gris."


"La forêt est une langue, une science et une oeuvre d'art. Tout peut te sauver ou t'achever. Ici il n'y a pas de maître."